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Sujet
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Comme j’aime chanter d’une voix sans pareille
Ce « con te partiro » plaisant tant à l’oreille
Car sachant émouvoir.
Je l’entonne parfois quand on est tous ensemble
Avec vous mes Amis qui prisez ce qui tremble
Sans jamais décevoir.Je ne suis point ténor à forte tessiture,
Mais depuis mon jeune âge on me dit de nature
A pouvoir chantonner.
Alors pour le plaisir j’ai changé de contexte
Réécrit le refrain, prisant un autre texte
Pour bien mieux l’entonner !Quand je décoche ainsi cette voix qu’on dit chaude
Je vois tous vos minois d’une mine rougeaude
Me dire : « Vas-y zigue ! »
Lors personne ne prend indument la parole
Pour dire que mon chant n’est que la barcarole
D’un gondolier prodigue.Alors dans l’allégresse on me jette une rose
Me disant qu’un beau jour il faudra que j’arrose
Cet évident succès.
Je concède, sans mal, qu’un semblable spectacle
Mérite que je prie enfin le bon oracle
Qui parle sans excès !Voilà, je suis au bout de ma longue dérive
Et je vous vois toujours plantés sur l’autre rive.
Venez me retrouver.
Profitez de l’instant, qu’on vous voit en lumière
D’une allure sans fard mais très primesautière
Sachant tout éprouver.
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