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Sujet
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Ces lits parfumés portent leurs deux corps
Las de s’être aimés de fougue légère.
Les draps repassés par une lingère
Leur servent de vêts tels des justaucorps.Les amants sont cuits, finis les transports
Qui subliment tout sans bile étrangère.
Elle est, c’est connu, nubile bergère
Et paraît si bien en tous ses rapports.Pudiques sans doute et pleins de vertus
Tous deux sont sereins même dévêtus.
On sent bien chez eux la sobre noblesse !Qui conta jadis pareille aventure
Décrivant cela sans propos qui blesse ?
C’était un auteur de bonne nature !
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