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Sujet
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Tu es là… ou Les cavaliers de l’Apocalypse
T’es revenue ! Prends garde, hideuse !
J’ai évité maintes fois ta faux tueuse,
La famine, la maladie, la guerre,
Je me suis tiré assez indemne,
Sauf une jambe, éclatée en air.Ta gueule sinistre, menaçante,
Devant ma bouteille vide d’absinthe,
Je le jure sur mon âme abandonnée,
Tu prendras ma vie au temps sonné,
À mon choix et volonté.Toi et tes camarades funèbres,
Partagez le monde des ténèbres,
Je vous hais, abjects esprits,
Pour ce que vous m’avez pris,
Injustement, ma chère famille.LA GUERRE, spectre bestial, buveuse du sang,
Hacheuse d’hommes, des femmes qui pleurent,
M’a pris mes deux gars si jeunes, si beaux,
Mélangés avec la terre, au fond d’un tombeau,
Au nom d’un roi et d’un drapeau.LA FAMINE, souffle noire, perverse,
Brûlait nos terres par la sècheresse ;
Elle s’emparait sans pitié en ricanant,
De mon bétail et ma gamine de dix ans ;
Son rire, je l’entends, en pleurant.LA PESTE, ne sois jamais loin, elle attendait
Que les rats soient maîtres incontestés
Du monde mourant, empilés dans des fosses ;
Ma femme dans des souffrances atroces
Elle est partie aussi, sur le carrosse.Toi, LA MORT, tu arrives au galop, à l’heure,
Achever l’œuvre de tes putrides consœurs.
Donne ta corde, qu’on en finisse maintenant ;
Vous m’avez pris ce que j’aimais tellement
Et, partez au diable à jamais, hideux !L’homme est un Dieu en ruines. Ralph Waldo Emerson
Même si j’avais écrit ce poème il y a ……, même dans……, l’homme restera pareil. Ne jamais rien apprendre de son histoire !
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