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Mon père aux mains noircies, aux charbons
Chaque matin, descendait sans un murmure
Au fond de la terre, là où la vie est dure
À huit cents mètres, loin des horizons.Dans la mine où les ombres dansent sans raison
Il luttait contre la roche, le destin murmurait
Il connaissait la peur, mais jamais capitulait
Les dangers, les accidents, le défi de chaque saison.Deux fois le grisou, ce souffle de l’enfer
A failli l’emporter, dans un bruit qui hurle
La chance, le courage étaient ses guides sûrs
Il remonta à la surface, pour notre bonheur.Malgré le labeur, la fatigue, la poussière
Il revenait vers nous, avec un rire fort
Comme un soleil qui réchauffe tous les corps
Un homme sans plainte, que sa famille protège.Ce sourire, le trésor le plus précieux de mon cœur
Un rire qui défiait l’obscurité de la mine
Un rire qui racontait une joie plus divine
Mon père, le mineur, tu es mon seul sauveur.
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