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Sujet
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Dites du mal de moi, et ce sans retenue.
Vous n’en direz jamais, autant qu’il le faudrait,
Pour bien me décrier et brosser mon portrait,
Critiques, calomnies, seront les bienvenues.J’apprécie voyez-vous les langues de vipères,
Les médisants aigris, les porteurs de rumeurs,
Car pour bien dénigrer, exhaler sa rancoeur,
Rien de tel pour cela, qu’un bercail de commères.Éreintez, cancanez, puis bavez, inventez,
Que les pires ragots soient sur moi répandus.
Débinez, diffamez, que du bois soit fendu
Sur mon dos maintes fois, surtout discréditez !Les bobards, racontars, savamment distillés,
Produiront des effets jusqu’à ce qu’ils pullulent,
Plus ils redoubleront, plus grossira la bulle,
Je serai à jamais complètement grillé.La prolifération, finira par s’étendre
Dans l’espace et le temps, devenant lieu commun.
Les simplets formatés, trouveront opportun,
De tenir pour acquis, la boue, pour la répandre.Grâce à vous, braves gens, totalement honni,
Je ne pourrai jamais, fair’de la politique,
M’inscrire aux élections, ce serait utopique :
L’épouvantail malsain est pour toujours banni.Pour la députation, et la présidentielle,
C’était des ambitions, à présent refusées.
En vous les révélant, les voilà diffusées.
Pour rien : elles ne sont, hélas, plus essentielles.…
St Just ( Joël Gauthier ) 19.9.25
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La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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