-
Sujet
-
[center]
[/center]
[center]
L’automne de tous les espoirsSous un ciel endeuillé, la terre ouvre ses bras,
Pour bercer les héros couchés dans la lumière,
Le vent d’octobre chante au milieu des fracas,
Leur gloire éternisée sous la feuille légère.Ils ont offert leur vie aux promesses du jour,
Et la mère patrie abreuve sa mémoire,
De leur sang généreux jaillit un noble amour,
Qui rougit les sillons des champs de la victoire.Quand tombe le silence au cœur du souvenir,
Leurs noms, tels des flambeaux, s’allument dans l’espace,
L’automne se souvient, et fait du repentir,
Un hymne à l’avenir que leur courage embrasse.Charef Berkani
© Tous droits réservés[/center]________________________________________
Prose poétiqueParfois, il suffit d’un souffle… celui du vent d’automne, pour que la mémoire s’éveille.
Elle traverse les champs, frôle les serments anonymes, effleure les visages qui ne sont plus.
Les feuilles tombent comme des lettres non lues, adressées à la mère patrie, cette amante silencieuse qui recueille les promesses brisées.
Sous la pluie, la terre s’imprègne encore de leur ardeur. Chaque goutte semble dire : je me souviens.
Et dans ce murmure se mêle la tendresse des vivants, celle qui ne sait pas oublier.
Les hommes tombés n’ont pas disparu : ils veillent, invisibles, dans le frémissement des figuiers, dans le cri d’un oiseau qui s’élève vers le ciel rougi.
L’automne n’est pas une fin, mais un recommencement, une saison où l’espérance germe dans le deuil.
Car de leur sang a jailli une sève nouvelle, une flamme fragile mais tenace, celle qui éclaire le pas de ceux qui continuent à aimer, malgré tout.Charef Berkani
© Tous droits réservés
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


