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Sujet
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La nuit tombait déjà quand Firmin se leva
Pour quitter la placette où jouait la marmaille.
Il laissa le manga semer quelque pagaille
Parmi ce gai troupeau dont l’accord s’acheva.En allant de pas lent vers sa sobre maison
Il fredonnait un air d’un très vieux répertoire
En puisant, sans grand mal, dans sa vieille mémoire.
Ces refrains d’autrefois semblaient être oraison.Dans son calme logis son épouse attendait
Qu’il arrive penaud pour qu’enfin il lui dise
Le pourquoi du retard et que sans vantardise
Il parle du séjour où il se détendait.Notre homme, sans tarder, entama son récit
Pour dire qu’il était narrateur de bataille
Où de faux combattants, de très petite taille,
Ravissaient les enfants dont l’humeur s’endurcit.– Ainsi tu as conté de nouveau quelque histoire
– A ces jeunes loupiots au sein du grand parvis.
– Faut-il que, sans enfants, tes jours soient mal servis
– Pour aller compenser ce grand vide notoire.+ Que veux-tu, mon Amie, un terrible destin
+ Nous a privés tous deux d’aimable descendance.
+ Et oui je vais souvent, de joyeuse tendance,
+ Déclamer aux petiots un conte célestin.Notre homme racorni s’assit lors à leur table
Et zieuta son épouse avec tendre regard.
Pour aimer son prochain de bienfaisant égard
Il faut se comporter d’empathie véritable !
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