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Sujet
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Les premiers boulots.
Le C.E.P, en poche, que faire? Pas assez doué pour continuer la sixième, j’étais plutôt manuel qu’intellectuel et, à quinze ans passé, il fallait pourtant me caser quelque part,
– « De mon temps, on t’aurait mis au cul des vaches pour les garder, car des bons à rien comme toi, il faut bien qu’ils fassent quelque chose! ».
Ainsi parlait mon père. Heureusement ma mère ne l’écouta pas et, comme je lui avais fait part de mon intention de devenir électricien, elle se renseigna auprès de mes anciens instituteurs.
A grand renfort de coups de téléphone dans des établissements, elle finit par trouver le centre d’apprentissage de Montmirault près de La Ferté Allais, en Seine et Oise.
L’inconvénient était que pour cette année scolaire la section électricité était complète. Le directeur promit de me prendre l’année suivante, après un petit examen d’entrée, car il y avait déjà beaucoup d’inscrits.
Un an de perdu, il fallut quand même s’occuper. Je trouvai avec du mal, à m’embaucher comme apprenti électricien dans les environs, ce qui me permît de patienter.
De toute cette année, je me souviens des bons souvenirs, lisez plutôt.
Pour un chantier, nous étions ramassés par un camion qui nous prenait devant chez nous. Un jour, un nouveau prit place dans le fond, et ne dit pas un mot. En se retournant, l’un de nous l’aperçut, tout rouge, se contorsionnant
On lui demanda ce qu’il avait, il nous répondit qu’il avait des gaz, et qu’il se retenait pour… ne pas nous importuner. On se moqua de lui.
-« Nous sommes tous des ouvriers, ce n’est pas un pet qui va nous déranger ». Cela le rassura, et il se soulagea.
Il ne se passa pas trois secondes, pas une de plus pour que le chauffeur, sans dire un mot, mit son clignotant, tourna dans un chemin creux et, suivis de tout le monde, on descendit en vitesse pour… respirer un bon bol d’air frais. Le coupable, l’air encore plus penaud ne savait plus où se mettre. Ma parole, il avait bouffé un cimetière!
Même équipe, sur un chantier d’aménagement de pavillons, certains, déjà terminés étaient occupés.
Notre chef d’équipe avait remarqué dans un pavillon juste devant le nôtre, une jeune femme qui, dès qu’elle nous voyait, nettoyait ses grandes baies vitrées. Elle y mettait du cœur, et, pour atteindre les parties hautes, montait sur un escabeau.
Jusque là, pas de quoi en faire un récit, mais attendez la suite.
Je ne sais plus qui le vit le premier mais, on s’aperçut très vite qu’une fois perchée, elle n’avait pas de culotte, se trémoussant de plus belle dès qu’elle s’apercevait que nous la regardions, le barbu pratiquement à l’air.
Honneur au chef qui, devant cette attitude provocante, se dévoua et, pour un prétexte futile, se risqua de sonner à sa porte.
On ne le revit qu’une petite heure plus tard. Il ne raconta pas son entretien, mais nous expliqua que, son mari étant toujours en déplacements, elle s’ennuyait terriblement Je ne sais pas pourquoi, mais ce chantier, en face de cette demeure si accueillante s’éternisa, et toute l’équipe, à tour de rôle vint frapper à la porte de sa propriétaire.
Hélas, il fallut bien un jour quitter le chantier enfin terminé, mais l’histoire ne s’arrêta pas là. Le tout dernier jour, quand nous savions que nous ne reviendrions plus dans le coin, le chef fit porter à notre bienfaitrice par le plus jeune,… une carotte.
Comprend qui veut.
L’année se passa comme cela, tranquille, de petits chantiers en grands moments de déconnades.Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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