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Sujet
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On n’échappe pas à son destin.
Un jeune homme, embauché dans cette usine depuis sa sortie d’école est un bon ouvrier, apprécié pas ces chefs. Il serait certainement monté en grade aux fils des années, mais voilà…
L’armée l’appelle. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie. Après quatre mois de classe en France, il embarque sur le Pasteur, ancien paquebot de la Compagnie Sud Atlantique construit à Saint-Nazaire, réquisitionné par l’armée pour devenir transporteur de troupe.
Une fois sur place, pour sa première mission, il doit, avec une patrouille, assurer une route que tout un régiment en déplacement doit effectuer.
En tête de marche donc, avec des piques, il sonde de place en place pour débusquer d’éventuelles bombes placées çà et là.
Son métier dans l’armement justement l’expose en première ligne. Ses gradés le jugeant apte pour cette corvée, connaissant mieux que quiconque les différents explosifs qu’il pourrait découvrir et les désamorcer, pour en avoir tant fabriqué avant son départ sous les drapeaux.
Dans un grand virage, à l’entrée d’une forêt, sa sonde détecte des choses enfouies dans le sol.
Il en découvre partout, la peur le prend, car il s’est trop avancé, ses camarades sont loin derrière.
Paniquant, il veut revenir en arrière rejoindre les autres, mais ne prends pas le même chemin qu’à l’aller. Il saute sur une mine… et meurt sur le coup.
Ses camarades ramassent le corps et les différents débris alentour.
L’expédition est annulée, tout le monde rentre à la caserne.
L’officier chargé du rapport pour notre soldat mort examine les éléments rapportés et, sur un morceau de bombe déchiqueté, on voit un numéro de série de fabrication.
Le rapport est envoyé à l’état major en France qui, à son tour, fait des recherches sur la provenance de l’engin meurtrier.
Chose à peine croyable, la bombe vient de l’usine où notre soldat travaillait.
Des recherches plus poussées encore grâce au numéro de série atteste que cette arme meurtrière avait été fabriquée par… celui même qui a sauté dessus.
Mourir par un engin que l’on a soi-même fabriqué… L’horreur suprême.
Le village de naissance de notre homme, lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue, petite certes, mais un geste qui fera rappeler à tous, que cet enfant du pays est mort en mission pour la France dans des circonstances extraordinaires.Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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