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A mon cousin, ami, grand frère disparu le 17 aout 2025
L’existence est fugace et la mort éternelle,
Ses soupirs épuisés, mon ami reposant
Avec nos souvenirs, s’est enfui du présent
De la maison qui clôt la mémoire infidèle.
Chaque instant reparaît du miroir de nos jours
Et mon esprit se teint de la mélancolie,
Quand antienne sa voix s’empare de ma vie
Pour ne plus s’en défaire avec ses longs discours.
Il habite mon âme éplorée et demeure
Car la mort qui nous cerne et frappe sans pitié
Ne tempère jamais la flamme d’amitié,
S’évertuant à vivre et revivre après l’heure.
A bientôt, mon ami de plus de soixante ans,
Mon cousin, mon grand frère et compagnon de pêche,
La route se resserre et l’horizon s’assèche,
Me voilà seul mais je l’étais depuis longtemps.
Depuis que son esprit anéanti par l’âge,
S’accrochant à la vie, arrimage ténu,
S’était emprisonné dans ce monde inconnu
Où l’espace et le temps ne font plus qu’un mirage :
Un abîme où jamais je ne pus accéder
Par hantise de voir l’indifférence en face.
Mais là, devant la tombe où son destin s’efface,
A ses côtés, j’ai moins de peine à m’évader.
Lulu, j’offre ces vers du coeur à notre histoire
Car le petit garçon que tu venais chercher
Pour les bords de l’Aubois qui nous vit tant marcher
S’est aujourd’hui noyé dans l’eau de sa mémoire.
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