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Sujet
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Définition
Elle comprend vingt alexandrins répartis en cinq quatrains selon le schéma : ABAB / CCDD / EEFF / GHGH / IJIJ. Les rimes alternent selon l’usage classique français. La Juilletine privilégie le lyrisme, la nature, le temps qui passe ou les sentiments humains, et se conclut généralement par une réflexion personnelle ou une note d’espérance.
1. Doux plaisir de poète
Mais j’écoute ta voix dans cette immensité
J’hésite et je compose en pianotant les touches.
Nous rêvons tous les deux à la capacité
D’un désir quand les cœurs ont vibré sur nos bouches.Nul ne sait si ton âme a puisé notre amour ;
Dans le creux de tes bras, je me sens si glamour,
Et je ne peux pas croire au plaisir d’une vie
Qui semble si parfaite à l’aveu d’une envie.Tous les mots énoncés m’ont offert, sans regret,
Cet élan qui parcourt mon émoi si discret,
Et j’attends, à la nuit, notre ultime silence
Où mon être s’unit tout entier dans l’aisance.Dans mon jardin d’hiver, je partage les fleurs
Où le soleil revêt quelquefois la lumière ;
Les lys bleus ont jailli sous ces douces couleurs,
Laissant à la nuitée une rose première.J’ai gardé mon crayon pour écrire le soir
Quelques vers gribouillés sur une page blanche,
En veillant dans la nuit pour garder un espoir
Quand le poète écrit d’une rime bien franche !
Maria-Dolores
2. Promise de Juillet
Juilletine
Juillet s’annonce, vient ; une chaleur se pose,
Elle a l’air d’un vaurien à coller sur les murs.
La belle âme dansante aux couleurs de ma prose
Il se peut que je pense à combler mes futurs.À veiller le matin pour y boire à sa source
Puis, au vent de juillet, n’en veut-il qu’à la bourse ?
Pour qu’enfin, sur la nuit, on entende une voix,
J’aimerais retrouver, à la saison des noix,Un peu cette douceur que l’on sent sous la nue
Quand l’ombre matinale offre, sur l’avenue,
Où se colore d’ocre un facétieux lys,
Et le soleil s’endort tel le bel Adonis.Or la nuit merveilleuse, à l’annonce touchante,
Vient respirer le soir dans un regard soyeux ;
Sous un ciel indécis, une lune aguichante
Nourrissant à présent notre amour merveilleux.Je pose mon crayon pour clore ce poème.
Bien que le néant vienne admirer mon sommeil,
Je t’écris, mon amour, des milliers de « je t’aime » ;
Il se peut qu’un matin je m’égare à l’éveil…
Maria-Dolores
La juilletine
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