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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Que doit-on leur laisser Dormez petits-enfants, moi, je rime des vœux
Rêvez du Paradis ô mes charmants neveux
Les feux de cet été sont de mauvaise augure
Et je crains tant pour vous l’ire de la nature. Verrons-nous donc les pluies revenir cet hiver
Le climat est malade, il dévore le vert
Le ru s’est asséché et l’onde nous échappe
On a creusé profond, mais aride est la nappe. Je crains pour vous enfants de la guerre de l’eau
Quand l’arbre se meurt en pleurant ses rameaux
Dormez petits-enfants, vous n’êtes point coupables
Le progrès mensonger est le vrai responsable. J’ai habité jadis au bord d’un gai ruisseau
Qui gonfle quand il pleut puis rejoint son berceau,
Le printemps somptueux, et garde ses promesses
Aujourd’hui, il n’est plus, bu par les sécheresses. Dormez petits-enfants, ceci est mon vécu
J’ai jubilé alors, ces jours, je suis vaincu
Et pourtant les sachants ont tiré les alarmes
Ils ont fait des discours et annoncé le drame. Nous récoltons les fruits que nos mains ont semés
Nous nous retrouvons pauvres et surtout désarmés
Face à des changements tellement manifestes
De l’environnement, que les hommes sont bêtes !
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