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Sujet
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Beaucoup de personnes ont déjà vu de nombreuses fois ces buissons, sans nécessairement être capables de leur mettre un nom.
J’avoue humblement que je viens de le découvrir moi-même…
Le pyracantha, aussi appelé buisson ardent, symbolise principalement le feu divin et protecteur qui éclaire sans consumer, en référence directe au récit biblique de l’Exode.
Significations et symbolisme
- Le feu sacré : Son nom scientifique vient du grec pyr (feu) et akantha (épine), évoquant à la fois ses baies flamboyantes et ses piquants. Il incarne une lumière spirituelle et une énergie persistante au cœur de l’hiver.
- La protection et la défense : Ses épines acérées en font une barrière naturelle impénétrable. Il représente le refuge, la sécurité et un rempart contre les influences ou les intrus indésirables.
- La persévérance : En tant qu’arbuste persistant aux fruits éclatants durant la saison froide, il symbolise la vie qui résiste aux épreuves et au dépérissement.
- La prospérité : Dans certaines traditions asiatiques, ses abondantes grappes colorées de fin d’année sont de bon augure et apportent la bonne fortune.
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Étymologie :
Le mot Pyracantha vient du grec Pyros, le feu et Acantha, l’épine.
Autres noms : Pyracantha ;
Botanique :
Risques de confusion : Avec les Cotonéasters, dépourvus d’épines et aux feuilles en général caduques.
Toxicité : Le Buisson-ardent élabore des hétérosides cyanogènes, mais ceux-ci sont présents essentiellement dans les graines ; ils sont peu concentrés dans la chair du fruit et sont absents du reste de la plante ; la consommation d’une vingtaine de fruits ne risque d’engendrer que quelques troubles digestifs, se limitant à des nausées, vomissements et diarrhées ; le risque principal demeure la présence de nombreuses épines acérées.
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Usages traditionnels :
Adolphe de Chesnel, auteur d’un Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés, et traditions populaires… (J.-P. Migne Éditeur, 1856) propose la notice suivante :
BUISSON ARDENT, mespilus pyracantha. Dans plusieurs contrées, ce végétal est l’objet d’une sorte de vénération, parce qu’on croit que c’est dans un buisson de celte espèce que Dieu apparut à Moïse, et que c’est pour cette raison que ses feuilles demeurent toujours vertes, et que ses fruits ne se détachent point de l’arbre durant l’hiver.
Magali Paris, dans un article intitulé ”Montre moi ton jardin et je te dirai comment tu habites”. (In : Annabelle Morel-Brochet et Nathalie Ortar, autrices de La fabrique des modes d’habiter ; homme, lieux et milieux de vie, L’Harmattan, pp.161-179, 2012) explicite la fonction défensive du Pyracantha :
Le Buisson ardent
Symbolisme :
Dans son Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), l’abbé Casimir Magnat propose une version catholique des équivalences symboliques entre plantes et sentiments :
BOISSON ARDENT – CONDUITE.
Dès le commencement Dieu a créé l’homme et il l’a laissé dans les mains de son propre conseil. Il a mis devant nous l’eau et le feu, étendez la main vers ce que vous voudrez. Devant l’homme sont la vie et la mort, le bien et le mal ; ce qui lui plaira lui sera donné.
Ecclésiaste. XV, 14, 17 .
Ayez Dieu devant les yeux dans toute votre conduite, et lui-même dirigera vos pas. —
Proverbes m, 6
Le buisson ardent est un charmant arbuste, toujours vert, intéressant par le grand nombre de ses fruits, d’un rouge très vif et faisant l’ornement et la joie de l’automne. Il croit à l’ombre ; il tapisse de ses branches touffues le triste mur que le nord frappe ; telles ces filles vertueuses qui développent leurs douces et attachantes qualités sans que le soleil de la prospérité les assiste de ses rayons ; sans que leur éducation ait causé de peines ou de dépenses ; sans que leur situation présente agrément ou plaisir. Cet arbrisseau est beaucoup plus recherché pour ses agréments que pour ses autres propriétés, quoiqu’on lui attribue les mêmes qu’à l’aubépine.
L’arbre sacré n’est pas, loin s’en faut, une prérogative de la religion chrétienne. Il existe et a existé de tous temps et sur tous les continents. Ainsi, une peinture de la tombe du pharaon Thoutmôsis III, dans la Vallée des Rois, en Egypte, montre le pharaon allaité par un sein que lui tend la déesse de l’arbre sacré, Isis. Cette peinture est datée des environs de 1450 avant Jésus-Christ. De la même époque sans doute date l’épisode du « buisson ardent », relaté dans l’Ancien Testament (Livre de l’Exode, III), buisson au pied duquel Moïse reçut la révélation du monothéisme. L’arbre, sacré dans les trois « religions du Livre » (le judaïsme, le christianisme et l’islam), est identifié comme un buisson « pyracantha » conservé au pied du Mont Sinaï, dans l’actuel monastère Sainte-Catherine.
🪶 Signature de la plumeLe rêve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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