-
Sujet
-
Poème partagé par Chessmec – création poétique en ligne
Geignard à plein temps
*
Tu pleures sur tes maux, tu gémis sur tes peines,
Tu fais de chaque affront un drame désolant ;
Tu voudrais que chacun te plaigne en te voyant,
Et changes tes soupirs en d’étranges rengaines.
*
Tu sais compter les torts, ressasser les semaines,
Mais pour tendre la main, tu restes défaillant ;
Tu te dis offensé, le cœur toujours saignant,
Puis viens charger autrui du poids de tes fredaines.
*
Assez de tes sanglots, de tes airs de martyr,
De tes grands mots blessés qui ne savent qu’aigrir ;
Garde donc tes sermons, tes reproches, tes feintes !
*
Je ne suis pas payé pour calmer tes tourments,
Ni pour nourrir ton goût pour les gémissements ;
Et va donc paître ailleurs au bras de tes complaintes !
*
19 octobre 2026
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

