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L’avare et la passante (Fable)

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    Plume de platine
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    Avatar photoPalmier
    Membre Oasis
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      Poème partagé par Palmier – création poétique en ligne

      L’avare et la passante

      Un avare fieffé, assis sur un tas d’or,
      Eprouva le besoin d’enterrer son trésor
      Dans un coffre équipé de lourdes fermetures.
      Il décida d’aller l’enfouir dans la nature.
      A deux pieds sous le sol l’avare le cacha
      Puis s’en fut déjeuner d’un grain de polenta.
      Le premier jour passé, l’avare se chagrine,
      Il se fait du souci et prend mauvaise mine.
      Il dine d’un oignon, soupe comme un grigou,
      Il vit d’un rogaton, ne boit plus rien du tout.
      Le souci le tient en haleine
      Et il souffre mille géhenne.
      Ne plus voir son trésor, le toucher, le chérir
      Est un sort qu’il ne peut supporter sans souffrir.
      Notre avare, n’ y tenant plus
      Un beau soir avant l’angelus
      Partit dans la forêt déterrer ses richesses
      Pour soigner ses tourments et calmer sa tristesse.
      Il creuse, haletant, mais las ! au fond du trou,
      Il ne retrouve plus qu’un gros tas de cailloux !
      Hélas ! soupire-t-il en répandant des larmes,
      J’avais cent fois raison de me mettre en alarme.
      J’ai été découvert, j’ai été espionné,
      Dépouillé de mon or et ma vie est ruinée.
      Il crie, il hurle et se lamente
      Tant et si bien qu’une passante
      Qui venait en rêvant promener dans les bois
      Accourt, en demandant quel en est le pourquoi.
      L’avare, en gros sanglots, lui conte son affaire.
      La dame le regarde et lui dit : – Eh ! le père !
      Que n’avez-vous gardé cet argent au logis ?
      Pour pouvoir s’en servir, c’est vraiment plus commode !
      Le mettre dans l’armoire ou bien sous votre lit
      Cela m’aurait semblé bien meilleure méthode !

      – C’est que, dit le grigou, pleurant à satiété,
      Je n’avais nullement l’intention d’acheter
      Quoi que ce soit, Madame, et que Dieu m’en préserve !
      – A quoi voulez-vous donc que tout cela vous serve ,
      Dit la dame, surprise et fâchée à la fois.
      Vous lamenter ainsi, ditez-moi donc pourquoi ?
      Si l’or ne vous sert point, pourquoi vous plaignez-vous
      De n’avoir retrouvé que ce tas de cailloux !

      🪶 Signature de la plume

      Avec mes amities

      Alain

      Pour voir mon site : Mes vers a moi

      ""L'écrivain se doit à ce qui a disparu... L'écriture étant le seul lieu où donner la parole aux disparus, c'est à dire leur rendre justice"
      (Richard Millet - Ma vie parmi les ombres)

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