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Sujet
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Quand les pauvres meurent de faim
Et de froid, tués par l’hiver
Et tendent leurs pauvres mains vers
Les gens qui passent avec dédain.De braves coeurs dépérissant
Persuadés d’être inutiles
Sans travail, et d’autres, futiles,
Qui crèvent d’avoir trop d’argent.Mourant dans leurs belles voitures
Ou de leur coeur usé de chère
Du foie gras frais de chez Lasserre
Et de l’excès de trop bons vins.Tués par leurs trop gros cigares
Dont le prix d’un seul peut donner
A une famille affamée
Un bon repas chaud.. Alors, gare!!!Gare aux excès de la misère
Que les grands voient indifférents
Soucieux de puissance et d’argent
Pour qui ils tueraient père et mère.Oseront ils se lamenter
Sur leur foie lassé de festins
Quand les pauvres crieront enfin
Qu’il faut maintenant partager.Leurs femmes effrayées, livides
Fuiront les instituts de beauté
Où un mois de vie d’ouvrier
Partait pour cacher une ride.Le mythe de l’homme gagnant
Bronzé, sportif, décontracté
N’est que mensonge et cruauté
Injure pour les pauvres gens.C’est le songe-creux d’aujourd’hui
Regardant son nombril, heureux
Qu’une horde de pauvres gueux
Se brisent au travail pour lui.C’est le règne des grands tricheurs
Prêts à défier la justice,
A tout, pourvu qu’ils s’enrichissent
Même si c’est pour le malheurDe milliers de braves gens
Qui n’ont connu pour toute erreur
Qu’être nés pauvres avec du coeur
Dans un monde de mécréants.Alors, ne soyons pas avares.
Il faut déranger les pourris
Tous ces voleurs, ces mercantis
En faisant un beau tintamarre.Les philosophes dans leur Tour
Au lieu de s’écouter parler
Devraient sortir et rencontrer
Ceux qui à leur porte crient.Quand à ceux qui mènent l’Etat
Ils ont trahi notre confiance
Et ont vendu à la puissance
Leur âme et leur corps, pauvres rats.Tous devront rendre compte un jour
Du mal qu’ils ont fait ici-bas
Et pour juges on leur donnera
Leurs dérangeurs depuis toujours.Monsieur Vincent et l’Abbé Pierre
Coluche et Mère Térésa
Tous ceux qui ont offert leurs bras
Pour lutter contre la misère.Alors ils baisseront la tête
Devant l’énormité des faits
Et resteront pâles et défaits
Et d’un pardon feront la quêteIl ne leur sera accordé
Qu’à la hauterur du bien offert
Et ils rejoindront en Enfer
La grande horde des damnés.Le 1er novembre 1994.
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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