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Quand je revois les jours …

  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodaniel46, le 16-01-2006 17:39.
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    Sujet
  • #2599522
    Plume de diamant
    ★★★★★★
    Avatar photodaniel46
    Membre Oasis
      • Sujet: 6433
      • Réponses: 18331

      Quand je revois les jours à jamais engloutis
      Dans l’abîme du temps où ils se sont dissous
      Quand je vois mes amours qui n’ont pas abouti
      Oui, je crains de mes torts n’être jamais absous

      Croyant aimer très fort, j’ai pu faire souffrir
      Des personnes au cœur pur saignant peut être encore
      Je n’avais pas assez d’amour à leur offrir
      J’étais alors plus rude qu’une berge accore

      Le temps, les épreuves m’ont adouci peut être
      Car j’ai souffert moi-même de la cruauté
      Et de la trahison qui m’ont fait reconnaître
      Que j’avais moi aussi, failli en loyauté.

      Je demande pardon à ceux que j’ai blessés
      Et je voudrais ce jour pouvoir sécher leurs larmes
      Je voudrais soulager leur esprit oppressé
      Et que leur vie connaisse enfin un peu de charme.

      Dans le jour de ma vie, j’atteins bientôt vingt heures
      Et je ne veux plus faire de mal à personne
      Je voudrais racheter mes fautes antérieures
      Et je veux que toujours près de moi tu chantonnes

      Je veux te voir rieur, comblé, toujours heureux
      Je veux de ma tendresse te noyer toujours
      Je ne veux plus hanter les chemins dangereux
      Et je veux que ta vie soit comme le velours

      Oui, je veux tout cela, car je t’aime si fort
      Mon cœur est si rempli de toi, mon cher amour
      Que te vouloir sourire n’est pas un effort
      C’est mon vœu très profond, mon but de chaque jour.

      Et si je réussis à t’offrir le bonheur
      Si j’écarte de toi pour toujours les ciels noirs
      A l’heure de la fin, alors, le grand faucheur
      Apportera peut être à mon âme un espoir.

      Ainsi s’en vont les hommes qui dans les prairies
      Piétinent sans les voir les fleurs criant souffrance
      Ils ne voient pas que leur compagne dépérit
      Mourant de soif d’amour par trop d’indifférence.

      Avec la vie qui fane et sagesse venant
      Ils réalisent enfin qu’ils sont comme noix vides
      Mais souvent bien trop tard et l’enfer calcinant
      Vient consumer leur âme asséchée et livide.

      Le 18 mai 2005

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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