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Sujet
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Quand je revois les jours à jamais engloutis
Dans l’abîme du temps où ils se sont dissous
Quand je vois mes amours qui n’ont pas abouti
Oui, je crains de mes torts n’être jamais absousCroyant aimer très fort, j’ai pu faire souffrir
Des personnes au cœur pur saignant peut être encore
Je n’avais pas assez d’amour à leur offrir
J’étais alors plus rude qu’une berge accoreLe temps, les épreuves m’ont adouci peut être
Car j’ai souffert moi-même de la cruauté
Et de la trahison qui m’ont fait reconnaître
Que j’avais moi aussi, failli en loyauté.Je demande pardon à ceux que j’ai blessés
Et je voudrais ce jour pouvoir sécher leurs larmes
Je voudrais soulager leur esprit oppressé
Et que leur vie connaisse enfin un peu de charme.Dans le jour de ma vie, j’atteins bientôt vingt heures
Et je ne veux plus faire de mal à personne
Je voudrais racheter mes fautes antérieures
Et je veux que toujours près de moi tu chantonnesJe veux te voir rieur, comblé, toujours heureux
Je veux de ma tendresse te noyer toujours
Je ne veux plus hanter les chemins dangereux
Et je veux que ta vie soit comme le veloursOui, je veux tout cela, car je t’aime si fort
Mon cœur est si rempli de toi, mon cher amour
Que te vouloir sourire n’est pas un effort
C’est mon vœu très profond, mon but de chaque jour.Et si je réussis à t’offrir le bonheur
Si j’écarte de toi pour toujours les ciels noirs
A l’heure de la fin, alors, le grand faucheur
Apportera peut être à mon âme un espoir.Ainsi s’en vont les hommes qui dans les prairies
Piétinent sans les voir les fleurs criant souffrance
Ils ne voient pas que leur compagne dépérit
Mourant de soif d’amour par trop d’indifférence.Avec la vie qui fane et sagesse venant
Ils réalisent enfin qu’ils sont comme noix vides
Mais souvent bien trop tard et l’enfer calcinant
Vient consumer leur âme asséchée et livide.Le 18 mai 2005
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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