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Poème partagé par Palmier – création poétique en ligne
[size=medium]Migration[/size]
J’étais parti si loin tout en restant si proche…
Quand on a dix-sept ans, il n’est pas d’horizon,
Il n’est pas de vallée qui vous mette en prison,
Il n’est pas de barreau pour un jeune Gavroche.J’étais parti sans peur, certes pas sans reproche…
Sans savoir que ce sol me tenait aux talons
Par son ciel, ses forêts, ses ruisseaux, ses saisons,
Et que mon coeur restait accroché à ses roches.J’étais parti si loin… Du moins je l’avais cru…
Tel un flot qui dévale aux automnes des rus,
Je ballotais ma vie sur une danse folle.Un jour, comme un saumon qui retrouve ses eaux,
J’ai suivi en rêvant mon antique boussolle
Pour revenir mourir au creux de mon berceau…🪶 Signature de la plumeAvec mes amities
Alain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""L'écrivain se doit à ce qui a disparu... L'écriture étant le seul lieu où donner la parole aux disparus, c'est à dire leur rendre justice"
(Richard Millet - Ma vie parmi les ombres)
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