-
Sujet
-
Ombres sur le Bosphore et la nuit d’Orient.
Au loin, la Corne d’Or brille comme un ruban.
La Mosquée Bleue, Sainte Sophie illuminées
Plantent un décor étrange aux grâces surannées.Les bateaux sur la mer, tous leurs feux allumés
Font un ballet muet ou sont encalminés,
Et ces jeux de lumière transforment la ville
D’Istanbul en doux rêve alors que le temps file.Mais ce soir, la magie aucun écho n’éveille
Dans mon cœur où la joie depuis longtemps sommeille.
Se sont évanouis les parfums des épices
Sensuels et sucrés promettant cent délices.Partager des instants d’harmonie, de beauté,
N’est plus qu’un vain espoir dans ma vie rabotée.
Seul un grand vide s’ouvre en un futur plus sombre
Où m’attendent chagrins en cohortes sans nombre.C’est le temps d’un bilan qui ne fait pas plaisir.
Si tout n’est pas perdu, car ce n’est mon désir,
Que nous sommes lointains devenus l’un à l’autre
Pourtant je t’aime encore au milieu de cent autres.Traînant mon corps malade au travail, dans les trains,
Assurant chaque jour mon labeur sans entrain,
Sans rien à espérer pour sortir de l’ennui,
J’oublie mes jours pour mieux ruminer dans mes nuits.La mort serait peut être pour moi délivrance
Trop lâche pour conclure à ma triste indigence
J’attends que le destin soit décidé à clore
Une vie fanée avant d’avoir pu éclore.Le 7 juin 2007
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.