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Sujet
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Le doux poète a refermé ses paupières,
Ce soir on l’a vu qui cajolait les étoiles.
D’amour, à fougue d’amour et d’humbles prières,
Il a rivé tout le firmament sur ses voiles.Seul, le voici qui rêve à l’ombre des rivages,
Le soleil le dorlote, le frisson le ravage.
Le roseau fuit le vent mais il cède au ballet,
Comme un roi fuyard, prisonnier du palais.Et quand rien ne frissonne à l’onde ni chante,
Ni la gloire des mots, ni même les contes,
Le poète convient d’aviver ses cendres,
Dans le brasier de chimères, il se fait fondre.Il y a des mots qui enchantent, par la seule force qu'ils viennent du coeur.
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