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Sujet
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Je suis bien malheureux, amis, ma plume est morte !
Quand je m’en fus coucher, elle était encor forte
Mais, en me réveillant j’eus un pressentiment
Comme un grand coup au cœur, asséné fortement.Ma plume gisait là, près de mon encrier,
Où je l’avais laissée et j’ai failli crier
Tant je fus atterré de la voir si faiblarde
Elle qui jusque là était plutôt flambarde.Se redressant un peu et sa pointe écrasant
Elle me dit tout bas que c’était épuisant
De chaque jour courir sur une blanche page
Et que je la faisais décéder avant l’âge !Puis sans même un soupir, presque en catimini
Ma plume s’affaissa et elle s’éteignit
En me laissant pantois. Je m’essuyai les yeux
Car c’était mon amie et j’étais malheureux.Depuis lors je m’essaie à rédiger quand même,
Sur mon ordinateur, des sonnets, des poèmes
Mais le cœur n’y est plus et je suis attristé.
Un morceau de mon âme auprès d’elle est resté.Adn 02.08.07
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