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Sujet
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Errance poétique.
Permettez-moi poète une gauche errance.
Dans la cité des mots, j’ouvre une délinquance.
Ma rime maudit le pied mais honore le vers.
Je suis un hors la loi, un sadique, un pervers,
Un athée prosodique au verbe exotique,
Un colporteur sans nom des écrits chimériques
Qui chanteront Leila, qui chanteront l’amour
En refrains mélodieux tout au long d’un parcours.Je vous mentais souvent, à propos de ma muse.
(Mais le mensonge est beau quand le lecteur excuse.)
Je n’en ai point, à moins qu’elle ne soit Leila.
Vous le savez trop bien, elle est partie celle-là.
Elle était toute ma prose et toute ma musique.
Je récoltais des vers dans son lit syllabique
Où ma plume dansait. Tendre était l’univers !
Du printemps de Leila, je chauffais mes hivers.Ma plume, je la tenais, mais Leila écrivait.
Elle trouvait la rime en ignorant les pieds.
Leila faisait mes jours en éclairant mes nuits
Elle me souriait pour chasser mes ennuis.
Leila faisait mes joies et effaçait mes peines
Sans cesse en perfusant son amour dans mes veines.
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