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Sujet
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Silence,
Quand tes plaintes stridentes s’élèvent dans le vent,
Les échos de l’absence résonnent dans un chant.
Nostalgique est la voix de ce coeur qui se meurt,
Etouffé par une ire sans mesure qui naquit dans la peur.Solitude,
Quand tes longs doigts crochus s’emparent de mon âme,
Un vent bien trop glacé m’élance dans ces flammes
Qui vivent dans mon ombre depuis le jour maudit
Où mon coeur s’éteint dans le chant de la nuit.Souffrance,
Quand tes cheveux d’ébène chevauchent dans le vent
Telles des araignées géantes figées par le néant,
Ma prison s’enchaîne dans un souffle immortel
Qui épuise mon coeur balayé de tourments perpétuels.Sacrifice,
Quand m’as-tu condamné à te faire allégeance?
Je n’ai pas souvenance d’avoir prié ton secours;
Tu m’as enchaîné à te servir nuits et jours:
Quand libéreras-tu ce serment qui m’offense?Sinistre,
Tel est le surnom dont je fûs affublé,
Et j’ai peine à le dire mais il est justifié.
J’ai perdu ma vie,mon âme,tout ce en quoi j’espérais.
Je n’existe plus et le feu de mon âme s’est éteint à jamais.Sagesse,
C’est d’une voix sans timbre que je t’appelle enfin
Car toi seule peut permettre que je retrouve l’esprit.
En puisant dans ta science,ce feu sans cesse nourri,
J’espère d’une voix nouvelle entonner ton refrain.
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