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Poème partagé par acheudet – création poétique en ligne
A MA FANFAN, MON AMIE D’ENFANCE
Tu n’as pas eu une vie très facile
Dès ton plus jeune âge, tu as eu une enfance difficile
Placée dans un foyer, à 2 ans, loin de ta famille
Tu as grandie et tu es devenue responsable et gentille
Je me souviens de nos jeunes années où j’allais chez ma Mémé
Tandis-que toi tu rejoignais tes parents en haut d’un escalier
Tes parents et mes grands-parents habitaient BEAUSOLEIL
Ils avaient à peu près les mêmes logements, privés de soleil
Nous étions toutes jeunes, et avions entre 9 et 10 ans
Toutes les deux pensionnaires dans un établissement
Ce dernier accueillait les enfants de couples en difficulté
Pour être plus précise, des enfants de couples divorcés ou séparés
Te rappelles-tu de mon grand-père et de ma grand-mère…ils étaient des gens charmants
En tous cas, j’ai presque honte de t’avouer que, pour ma part, je ne me rappelle plus de tes parents
Mais je suis heureuse d’avoir été pensionnaire au foyer et de t’y avoir rencontrée
C’est un passage de ma vie qu’avec tendresse j’aime à évoquer
Avec le recul, j’aime à dire que nous étions en pension, que nous y avions ri et pleuré
Nous aimions en sortir mais nous n’aimions guère y rentrer car nous y étions forcées
Rappelle toi nos fous-rires lors de nos défilés de mode
Nous nous déguisions et ridiculisions les mannequins de mode
Nous étions folles et nous nous précipitions aux fenêtres au passage des cars
Car nous courions dire bonjour aux chauffeurs des cars
Il y avait parmi eux, Marcel, que l’on draguait
Mon Dieu, et dire que l’on a su, qu’il avait été tué
Te rappelles-tu de celui que j’avais surnommé : l’acteur ?
Oh, il doit bien être à la retraite en plein bonheur
Le bonheur de ne plus se lever le matin pour aller travailler
Le bonheur d’être enfin, auprès de son épouse bien aimée
Que de souvenirs charmants et enfouis ! Et mon marin, Henri ?
La dernière fois que je l’ai vu, il était plus dégarni que mon mari
Que sont devenus Roger et Jean-Jacques, nos deux gentils policiers
Je suppose qu’ils sont, tous deux, dans des bureaux ou bien retraités !
En as-tu gardé le souvenir de nos sorties avec eux ?
Il est vrai que nous les avions fréquentés très peu !
Allez, laissons ces souvenirs passés et allons plus loin
Car la vie a voulu que je m’expatrie, que je parte très loin
Je t’ai laissée derrière moi, et j’ai emporté ton affection dans mon cœur
Je me suis mariée, tu es montée et tu as partagée avec nous mon bonheur
Puis, quelques années plus tard, quelqu’un a volé ton cœur
Et le 15 Février 95, ce jour-là, tu étais radieuse car tu te mariais
Mais, celui qui a volé ton cœur n’a pas su comment le garder
Ton désir, tu me l’as confié, « est qu’un jour il te reviendra »
Car au fond de toi, et dans ton coeur il restera et demeurera
Tu es seule, c’est vrai, mais tu es une « petite mère tranquille »
Et ne dit-on pas de la vie que c’est un long fleuve tranquille !
Tu as droit à un deuxième souffle, à une autre « relance »
Et j’espère que le Très Haut te donnera cette autre chance
Ah ! ma chère Fanfan, mon amie d’enfance
Nous avons toujours eu l’une en l’autre confiance
Nous voici, aujourd’hui, Adultes et loin de notre enfance
Avec, toujours nos peines, nos joies et nos souffrances
Allons ensemble vers l’inconnu et traversons la vie
A nouveau, ce siècle nous permettra de rester des amies unies
Allez, ma Fanfouna, dans deux mois on se retrouvera
Mon amie, ma Sœur, ma confidente bientôt on se verra
Je te laisse à tes penseés et à tes obligations
Et dis-toi que tu as chez nous, une maison
Nous t ‘attendons et t’embrassons très affectueusement
En attendant, continue de croquer la vie à pleines dents
Toute mon affection t’est acquise
Aussi, reçois plein de grosses bises.
😆
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