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Sujet
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J’ai écrit ce poème après le départ d’Esther, la femme que j’adorais à l’époque, avec laquelle j’ai vécu des bribes de temps mouvementés pendant 5 ans. Elle m’avait dit souvent : Si l’on a un enfant, ce sera une fille, on l’appellera Aurélie.
Esther est partie sans prévenir, un matin de février 1987. Aurélie n’a pas vu le jour……
Tu n’as pas vu le jour petite fille blonde,
Tu étais désirée pourtant par ton papa,
Ce ne fut qu’un souhait, Dieu sait qui le sapa,
Hélas ! Je ne verrais pas ta figure ronde !Tes beaux cheveux bouclés et ton joli sourire,
Tes yeux bleus azurés, la douceur de ta peau,
Tes robes enrubannées et tes petits chapeaux,
Tes questions saugrenues et tes éclats de rire !Tu aurais ressemblé à ta mère, tu vois,
Belle, fine, élancée, du charme dans la voix,
En y pensant je suis, plein de mélancolie.Je t’aimais bien avant d’évoquer ta venue,
A travers ta maman, je t’ai déjà connue :
Adieu petit trésor, au doux nom d’Aurélie !…
St Just ( Joël Gauthier ) 10.3.87 Pour Esther Hügli.
La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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