Darmonel,
dans deux mille ans si les hommes tournent encore,
ils exhumeront ces :
« C’était un temps ou l’encre était un luxe. »
et lentement larmoieront ces temps d’avant tant enchantés.
Ceci pour te dire, que nous tous en ce moment ,par nos mots,
nos pensées ,lentement nous forgeons le sens du temps se
déroulant. Si les temps sont insensés, c’est que nous sommes
de peu.
Quand je lis tes textes,tes pensées tendues , et ceux d’autres,
je me dis que ces luxes se sont peut-être amoindris,qu’il sont
comme en retrait mais encore ils vivent.
A nous, l’entretien de cette flamme.
Mes mots sont trop faibles;je te propose ceux de P. Jaccottet:
« La lumière n’est pas moins pure qu’au temps des Grecs,
mais moins proche, et nos paroles moins limpides »
( « Observations et Notes Anciennes/Observations 1 »).