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Sujet
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Ce Royaume est d’Ecosse, j’en suis le Souverain
Affligé par ces Noces qu’un Infâme souilla !1 -De ma fille l’Hyménée et ses félicités
Dont nous voulions ici festoyer la Beauté
Alléguant sept Nymphes, méprisant les Gisants
Convoquant l’Allégresse et toutes les Infantes.De notre Royauté et de vos allégeances
Nous voulions Joliesse ici-même indomptée
Signifier jusqu’au Ciel combien ma Damoiselle
Méritant de son sang même sans faux-semblant
D’Ariodante concevoir l’étonnante Virginité.2 – Qui nous vit guerroyant dans nos Duchés d’Orient
N’ignorera-t-il pas l’affliction où nous sommes
De savoir ici-bas combien les Parques avides
N’altèreront jamais notre ardeur au combat !Notre Barbare rigueur dans ces pays Vassaux
Témoigne de notre poigne et nos belles ardeurs
Apprises à foison, joutées avec Envie
Devant ces Tombes dressées abattues par nos rangs
Avant que l’Ennemi nous en remit les Sceaux!3 – Voilà Polinesso, vous Duc d’Albany
Devant mon bras armé par votre Trahison
De ma fille pourtant vous ne fûtes pas l’Amant
Comment avez-vous pu l’imaginer perfide ?Si devant ma Grandeur vous ne cédez en rien
Vous savez que déjà nos fers seront fourbis
Et de ces Tourtereaux dont vous vous détournez
Ici-même, ici-bas devant toute la Plèbe
Je vous adjure de taire votre fiel Félonie !4 – Ce Royaume est d’Ecosse, ce Dieu est mon Pourvoi
De ma tendre Ginevra à jamais méprisée
C’est dans d’autres Gynécées qu’il vous faudra Renvoi
Car le Sort n’est pas traître, car le Ciel est mon Maître.Dans Fureur des tournois lavons ce sang vicié
De votre Duplicité et de tous vos émois
Sous le fer de mes larmes sous l’Enfer de ce sang
Qui du votre méprisant défend ici la Race.
Ce coup fatal au cœur, c’est Dieu qui vous le porte !
c’est Diable qui emporte !5 – Oh ! Ma chère Ginévra par ce coup dédiée
Votre frère Lurciana par sa Mort inédite
Voilà notre Maison, voilà notre Blason
A nouveau purifiés, tellement ensanglantés !Que notre Royauté un instant ébranlée
Dans l’arène faillit par l’Honneur convoquée
Perdre son Indomptée et toute Dignité
Mais ce bras d’Ariodante rendit ici sa Gloire
A cette Destinée, à cette Loyauté !
et à sa Déité !
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