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Sujet
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[url=https://zupimages.net/viewer.php?id=20/02/ysgk.jpg]
[/url]Toi, mon eurasienne.
Je m’en souviens c’était hier et nous étions dans les années quatre vingt
D‘échec en échec, je cherchais désespérément l’amour, mais ceci en vain
Alors une idée me prit de correspondre avec de jolies femmes d’outremer
Contre l’avis, ainsi que sous le regard réprobateur et inquiet de ma mèreDes lettres, des photos de ces perles des iles françaises par dizaines je reçus
Et dans l’expression de leurs désirs de mariage, je ne fus pas du tout déçu
Pour venir habiter en métropole, elles étaient toutes extrêmement motivées
Et par ce fait, mon souhait d’en séduire une, était de plus en plus réactivéDes jours et des nuits dans ce but, je passais à répondre à toutes et à écrire
Attendant en retour la promesse de sentiments qu’elles avaient à me dire
Ce fut un matin, la lettre contenant photographie d’une jeune eurasienne
A la vue de sa beauté irréelle, je n’eus plus que l’espoir de la faire mienneAprès quelques mois, longs comme des années, de chaudes correspondances
La voici arrivée, à l’aéroport de Paris, posant le pied sur le sol de France
Son visage éclairé par un sourire, sous sa longue chevelure de noir corbeau
Me découvrant face à elle, homme amoureux toujours jeune et encore beauDevant cette petite fleur cultivée dans les tropiques, au teint, à la peau mate
De passion, de désirs et d’émotions, je devais être rouge comme une tomate
Quoiqu’il en soit, je me voyais brillant, dans le noir de ses yeux en amande
Je la pris par la taille et par les lèvres, sans besoin qu’elle ne me le demandeEnfin les années passèrent, trois enfants vinrent au jour pour mon bonheur
Cependant je m’aperçus, que dans ses iles natales, elle avait laissé son cœur
Son cœur, que jamais je ne parvins à faire battre avec le mien à l’unisson
Son corps qu’en conséquence j’eus grande peine à lui faire tirer des frissonsC’est ainsi souvent dans la vie on va chercher au loin des perles, des joyaux
Sans se rendre compte que près de soi existent des amours grands et loyaux
Je mis vingt sept années avant de mettre un terme à ma douloureuse erreur
Mais si je pouvais revenir dans le passé, je la referais avec identique ferveurCris Tolpac
Pour ses enfants
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