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Sujet
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Dans son regard tourné vers les mondes sans fin
Plissant les yeux trop forts pour n’être que regard
Quand Michel de Montaigne ayant atteint Turin
désharnache sa mule et dit : il se fait tard.Marches épuisées dans les grands champs brûlés
Eaux raréfiées n’étanchant plus les vies
Furent difficiles pour son corps fatigué
Au long des lieues hantées de maladie.Un sourire très vague un rien nostalgisant
et la douleur qui sourd du profond de son être
font frissonner de fièvres l’homme vieillissant
où vivent encore les sources du bien-être.Dans son sang les mots coulent démesurément
lentement le privant des visions de ce monde;
Sa clarté intérieure estompe les vivants
Courant les siècles, sempiternelles rondes.Le flot coulé des ans délayés dans l’histoire
décapite des rois, anoblit des gredins;
mais les écrits lus de l’artisan du terroir
oriflamment toujours un destin girondin.Son geste déposé laissé sur l’encolure
de la mule moins que lui lassée de vie
quand levant son regard d’encore grande allure
s’écrivent un à un les chemins d’Italie.
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