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Sujet
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Un soir d’orage
Rouge de rage
Cendrillon sort de sa cage
Quitte le conte illusoire
Et vomit ce réquisitoire:
« Toi mon père
Tu as omis ma pauvre mère
Vite tu l’enterres
Et tu épouses une mégère
Hautaine et altière
Impolie et grossière
Aux paroles ordurières
Elle me maltraite et me torture
Je suis devenue sa cuisinière
Et sa bonne à tout faire
J’étais libre et fière
Je deviens une prisonnière
Toi mon père
Mon sang et ma chair
Tu fais mine de ne rien voir
De ne rien entendre
De ne rien comprendre
Et tu ne dis rien
Tu m’abandonnes aux cendres
J’ai envie de me pendre
Comme je suis malheureuse
Résignée et soumise!
Ma vie est douloureuse
Je pleure en silence
Ma peine et ma souffrance
Devant ta femme et son arrogance
Son autorité et son outrecuidance
Tu n’es qu’impuissance
Lâcheté et absence
Ne me demande pas la clémence
Ni le pardon, ni l’indulgence
Tu n’es plus mon père
Je te condamne à mort
Tu es mort dans mon cœur!
Toi ma belle-mère
Horrible sorcière
Misérable étrangère
Impitoyable geôlière
Cruelle, arrogante
Adipeuse et puante
Ingrate et insolente
Tu as impunément mordu
La main qui t’était tendue
Et tu as fait de ta maîtresse
Ta servante et ton esclave
Je refuse cette vie de misère
De peine et de torture
Je refuse ta dictature
Je te brûle, belle-mère
Et t’envoie en enfer!
Vous mes belles-sœurs
Vous n’êtes même pas belles
Vous êtes laides et cruelles
Bêtes, méchantes et hideuses
Grincheuses et prétentieuses
Vous vivez dans les nuages
Le mensonge et le maquillage
Vous vous pavanez comme des reines
Vous croyez prendre les rennes
Vulgaires et pitoyables fermières
Vous vous prenez pour des poulinières
Vous tuez votre temps
A attendre la prince charmant
Qui vous sauvera de la misère
Et de la morosité de votre chaumière
Tout cela n’est que chimères
Mirage et poussière
Allez au diable, belles-sœurs
Vous avez ma haine et ma rancœur
Mon dégout, ma nausée et mon aigreur!
Toi ma fée enchanteresse
Tu es bonté et tendresse
Douceur et gentillesse
Tu m’as changée en princesse
Beauté, majesté, finesse
J’ai envoûté toute la cour
J’ai charmé tous les cœurs
J’ai découvert l’amour
Et un brin de bonheur
Le prince m’a fait danser
M’a enlacée, m’a embrassée
Hélas
ta féerie finissait à minuit
Pourquoi pas toute la nuit?
Je donnerais ma vie pour cette nuit!
je me réveille du songe inouï
Je retrouve la réalité amère
Je retourne aux cendres, à la poussière
Au balai, aux chiffons, à la serpillière
A la crasse, à la peine, à la misère!
La réalité n’a rien à voir avec les contes
La réalité est différente
De ta féerie, je n’ai que faire
Même si tu voulais me satisfaire
Ce n’est guère avec la magie
Que je dois changer ma vie
Misérable, je suis
Misérable dois-je demeurer? »
L’avocat veut protester
Outré, le juge s’est emporté
Le conte ne doit pas s’arrêter
Le prince doit épouser Cendrillon
Et lui faire beaucoup d’enfants!
Et c’est ainsi et pas autrement
Depuis la nuit des temps
Le conte est ainsi fait
Avec ses sorcières et ses fées!
Mais Cendrillon est sortie
Elle est déjà partie
Vers la liberté!
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Agadir,le 15/5/2010Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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