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Poème partagé par canaille – création poétique en ligne
Je suis sorti du port, j’ai stoppé le moteur,
J’ai monté la grand’voile aux yeux des promeneurs.
Puis je me suis fié au grés des vents d’été,
De la mer tout autour, de son immensité…Ce n’est pas « aller loin », cela m’importe peu,
Mais surtout « aller bien », aller comme je veux,
Même si les gens rient ,de me voir sur les flots,
Partir pour avaler des kilomètres d’eau.Passer devant les îles, tout autour de marseille,
Et voir la nuit la ville que notre dame veille,
Puis trouver un abri, en refusant les ports,
Pour pouvoir rester libre et affronter le sort.Aller au grés du vent, plusieurs journées durant,
Est beaucoup plus charmant que sur le continent,
Où au moindre faux-pas tu deviens renégat,
Si tu passes trois fois, les policiers sont là…Alors, sur mon bateau, moi je me lève tôt,
Je rentre mon mouillage, je repars aussitôt,
Avec mon vent arriere je laisse les barjots,
Se battre pour gagner on ne sait quel magot.Oui, je me lève tôt pour partir vent qui vaille,
M’enchanter de Riou, ou bien du cap Canaille,
Si presqu’à La Ciotat , le vent se tourne a l’est,
Je reviens sur mes pas sans demander mon reste.Si la mer se lève, que les vagues sont hautes,
Je m’en vais à l’abri toujours la tête haute,
Car pour moi dans la vie, il faut choisir sa route,
Les chemin sinueux, ou bien les autoroutes.canaille
R.M. Canaille, Marseille, mercredi 30 juin 2010 …
🪶 Signature de la plumeEcouter le silence, c'est preter une oreille attentive a ceux qui n'osent pas parler. canaille
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