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Sujet
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Quand son râle brûlant assourdi de poussière,
Troue l’arène mouillée ocre de boue, de sang,
Couvre bandas d’airain et cris de condottiere,
Le taureau agonise, au soir d’un soleil cyan.Dans les moiteurs d’urine, un habit de lumière
Fouaille son dos de jais, du haut d’un demi-sang ;
« Música, música » crie foule taurelière,
Pour qu’il pique de trois, car la bête a du cran !Consumant ses yeux flous, sourd une flamme noire,
Qu’attise en passes feu, un matador en gloire
Des « Ollé !» bariolés du public exulté.Silence… en un éclair vient fondre la rapière
En bovidé molli, immobile, sculpté :
Tué net ! Et vient ensuite une affaire tripière…9/08/10
Une corrida se déroule en trois phases : Le picador monté à cheval plante les banderilles dans le dos du taureau (minimum 2, et une 3ème pour « récompenser » la bête si elle a bien « lutté » !?…). Ensuite le toréador fait ses passes en agitant sa muleta (drap rouge). Enfin c’est l’estocade : le toréador fiche l’épée dans la nuque du supplicié qui tombe net. Tout ça dans la joie, les cris et la musique !
Bandas : fanfare– Airain : métal cuivreux des trompettes – Condottière : aventurier conquérant – Cyan: bleu-vert – Jais : noir– Demi-sang : cheval – Taurelière : se dit de la vache qui demande souvent le taureau– Flamme noire : le taureau ne distinguant pas les couleurs, la muleta rouge du matador lui parait noire – Rapière: épée.
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