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Sujet
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Le fracas du marteau de mon réveil matin
Sur mes enclumes fond près de mes vestibules ;
Avisant jour nouveau aux rêves noctambules,
Ils lancinent ma tête, en mes draps de satin.Voilà que quelque chose à ma gorge m’étreint,
Et voudrait s’exprimer hors de ce corps livide ;
Mais des relents d’alcool je dois être impavide,
Et bien laisser nickel mon espace restreint.Ah ! Savoir qui je suis, où je suis, où je vais !
Cet effort cérébral n’est pas à ma portée ;
Mon corps anesthésié, ma pensée déportée,
Ne peuvent s’accorder sur ce que je buvais.Je veux tendre le bras pour stopper ce raffut,
Mais l’ordre ne parvient à ma chair inutile ;
Molli aux cognements de l’objet qui rutile,
Je peine à lever pied ni shooter dans l’intrus.Suis-je encor efficient en ce monde puissant ?
A tous les dieux vivants j’adresse une prière,
Pour jaillir de mon lit vers ma frêle carrière !
Mais tonus pâlissant me déploie en vessant.27/09/10
Gueule de bois : indisposition suite à un excès d’alcool la veille.
Enclumes, vestibules : parties de l’oreille interne
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