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Sujet
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Une nuit, je me suis perdu
Dans les boyaux d’une ville,
Ma foi si peu étendue
Que caressant ses lèvres, je sentais la bileElle était faite d’une seule maison
Empilant toute la cité
Cloison sur cloison
Jusqu’à fabriquer les nuages de sa cheminéeUne étourdissante structure d’étage
Où se perdent mes voeux si chers
Comme la force d’un orage
S’estompe en un éclair.Alors je prends ces milliers de marches
-Tourner en rond fait tellement sens-
Est-ce le ciel ou le sol que j’embrasse ?
Je hurle comme pour provoquer la chanceUn cri sorti d’une boîte d’allumette
Soumis comme le souffle aux pistons d’une trompette
Et quand les parois de cette tour s’effondrent
Je suis entre quatre murs peints d’ombreUne cage d’escalier au rez-de-chaussée;
Barreaux coupants et marches polies,
Je m’engage à y tourner
Prendre les virages de la vie.
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