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Ma blafarde aquarelle…

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoethiel, le 14-12-2012 00:52.
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  • #2613389
    Plume de platine
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    Avatar photoethiel
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      • Réponses: 1975

      Poème partagé par ethiel – création poétique en ligne

      Ô dis-moi Violina pourquoi tu restes là,
      Des nœuds dans tes cheveux soufflés par la tempête
      Qui pousse un ouragan sur ton pays bien bas,
      S’enfonçant dans le sable, émouvant de ta tête…

      Oui dis-moi Violina qui tu attends sans fin
      En fixant tes deux pieds dans cette lassitude,
      Et ton regard éteint au tremblant d’une main
      Cherchant à occulter, ton immense inquiétude…

      Allez ma Violina, dis-moi ce qui tient
      Rivée contre une nuit envahissant ta bulle,
      En peau de souvenirs qu’une valve retient,
      Mais qu’un aléa flou, emporte comme un tulle…

      Allez ma Violina, confie-moi sans soucis,
      A bas-bruits ou gros mots cette langue écorchée,
      Qui fourche à pleine bouche et ravale en dépit
      D’une envie de hurler, sa verve intimidée…

      Allez ma Violina, défais-moi ce grand drap
      Liquide et jaillissant qu’un rouleau sur la vague;
      Délavant tes cornées rougies par un climat
      Brûlant sur l’horizon, d’un plafond qui te rague…

      Allez viens Violina, ne t’enfuis pas sans moi
      Et prend-moi par le cœur au rythme des sensibles,
      Une larme après l’autre et soudain tout l’émoi,
      Pour chasser ce déluge, aux flux incoercibles…

      Allez viens partons donc, où ça je ne sais pas,
      Mais de fil en aiguille au coton de nos jambes,
      Tricotons-nous ce col enroulant le trépas
      Et déroulant le champs, de nos démons qui flambent

      Allez ma Violina, bras dessus bras dessous,
      Marions notre chute en mêlant nos deux traînes
      D’espoirs tant étirés qu’ils ne filent qu’un trou,
      Où nous pourrions tomber, sans que nos peurs comprennent…

      Allez viens avec moi, à la ruée du sort
      Qui assène en grands coups des bleus sur nos teints pâles,
      Et fait battre en retraite au front de notre effort,
      Cet instinct de survie, perdu dans nos cavales…

      Allez viens Violina, empoignons ces bâtons
      Qui nous tendaient naguère une perche idéale,
      Pour devancer la mort et tous ses pelotons
      D’exécution forçant, notre voie lacrymale…

      Allez ma Violina, n’écoute pas ces gens
      Et toute la clameur qui accorde à leurs pointes,
      Des sujets médisants aux verbes outrageants,
      Pour des conjugaisons, de temps qui désappointent…

      Ô non ma Violina, n’entends pas leurs échos
      Renvoyés par ces murs d’une vallée humaine,
      Qui fait bloc et rejette au ton de leurs égos
      Trop sur dimensionnés, un épiphénomène…

      Ô non ma Violina, ne les croie pas si forts,
      Mais bien plus qu’imparfaits dans l’air de leurs manières
      Emplies d’intolérance et sinistres conforts;
      Quand une simple brise, épandrait leurs tanières…

      Allez ma Violina, viens donc à mes cotés,
      Et puisque j’ai si froid dans cette vison sombre,
      Rapproche encore un peu le feu de tes secrets,
      Que je connais déjà, tant la fumée m’encombre…

      Allez dis ma jolie tout le poids d’un rocher
      Gravide à l’ère obscure emportant à son terme,
      Un monde embryonnaire et pourtant si léger,
      Que sa futilité, vient craqueler ton derme…

      Allez ma Violina, oublie de regretter
      Que tu ne perdras rien en quittant parallèles,
      Tous ces sentiers battus que l’homme à piétiné,
      Sans jamais épargner, leurs plaies cicatricielles…

      Allez viens Violina, souviens-toi de celui
      Qui relatait naguère une marche à l’oblique,
      Pour dévoyer le cour salé qui se languit;
      D’un éternel ennui, sans plus une supplique…

      Allez ma jolie fleur, ma cruelle âme sœur,
      Ma blafarde aquarelle estompée par la pluie,
      Mon second ventricule erre au bout du malheur;
      En cherchant ta couleur, au fond d’une arythmie…

      Allez ma Violina, viens dans l’apesanteur,
      En prenant l’altitude offerte d’un vertige
      Balançant la douleur et tous ses haut-le-cœur,
      Dans une brume épaisse, assurant la voltige…

      Allez viens Violina, ne restons pas ici,
      Des nœuds dans ces adieux qui font des appendices
      Lancinants et pesants, mais toujours sans merci
      Des bains trop infectieux; d’où nos raisons se glissent….

      -Violina – The Last Embrace-
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