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Poème partagé par Chanterelle – création poétique en ligne
Lapidez-moi, cruel, je serai lapidaire
Précieuse au voyageur qui me viendra jeter
La pierre en son œillère* et qui sera flatté
De trouver en chemin une roche si fière !Lapidez-moi barbare ! Saignez-moi de vos vers !
Puisque enfin il est vrai que je suis oubliée !
Mais avant, je vous somme de daigner écouter
D’une reine offensée la dernière prière !Non, roi pervers, l’enfer pour vous serait trop doux !
Préparez vos tambours, ô grands sorciers vaudous !
Car sur mon Golgotha, je vous sacrifierai !Des supplices et des pals que j’utiliserai ?
Beau roi, n’en saurez rien, mais vous deviendrez fou,
Hurlant « Stop » de douleur et moi pleurant « Jamais » !!!
25/06/2011* J’appelle œillère, la petite ouverture que le sacristain veut bien faire dans le sol, si on lui demande très gentiment, en soulevant la dalle, sous l’autel de la petite église de Padron, 40 km au Sud de Saint Jacques de Compostelle, où sont les restes de la pierre où a échoué la barque de saint Jacques à la fin de son errance, en Finis Terrae, afin que le pèlerin puisse jeter son obole porte-bonheur, enterrer son péché et faire son vœu de rédemption.
"Ni le po?te, ni personne d'ailleurs, ne poss?de la clef ou le secret du monde, je veux ?tre bon." Federico GARCIA LORCA
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