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Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne
Il y a du vent qui grogne
Contre un temple dressé
Et des herbes sauvages
Sans cesse dépeignées
Au pied d’une colonne
Par le soleil rongée ;
Il y a ces longs cris
D’oiseaux de mer follets
Qui chantent sur la vie
De cette Antiquité…
Et puis, quelque navire
Qui chercherait un quai
Au pied de ces falaises,
Comme des regrets tranchés…
Le jour, c’est la fournaise,
La Grèce aux pierres brûlées
Est comme une mortaise,
Toute prête à s’effriter ;
Alors, le vent s’apaise
Et des temples entiers
Brûlent de toutes leurs braises
Près d’une mer bleutée…Il y a des Ephèse
Un peu partout dressés,
Des genêts qui se plaisent
A pousser à leurs pieds…
Nous sommes à Sounion
Ou bien aux Thermopyles
Dans la lumière fragile
Et toute empoussiérée
De ces pollens subtiles
Planant sur le Passé
Et puis, des filles dansent,
La taille déliée,
Comme pour détruire l‘absence
Qui nous fait repenser
A ces peuples évanouis,
Aux richesses enfuies,
Aux talents regrettés,
Toutes ces beautés sans prix
A notre âme accrochées…Et tout, soudain, renaît
Et, dans le grand silence
Egratigné de vent,
Passent en transparence
Des Socrate ironiques
Qui, de leur maïeutique
Accouchent nos esprits…« Une Nuit sur l’Olympe »
Jacques Hiers
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