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Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne
Il y a la plaine de son ventre,
Pâle comme des cerisiers blancs
Et qui rejoint son Mont Eros
Aux satins blonds ;
Au soir, quand le soleil tente
Une dernière ascension,
En sa forêt là se perdent
Mes doigts qui vont en procession
Dans les boucles aux blondes herbes
Sur les dunes de son Mont.Endormi entre les satins
De ses cuisses hautes et rondes,
Comme des colonnes d’Ephèse,
Est ce Mont où doigts se plaisent
A faire leurs petites rondes…
Et je vais cueillir la rose
Aux pétales entrouverts
Où son plaisir là repose
Tout en haut de l’œil ouvert ;
Sous la pulpe de mes doigts,
Je sens la timide rosée,
Toute intime et parfumée
Et la plus douce qui soit…Alors, à cette chair, je bois,
J’aime en humer les senteurs
Quand s’anime son petit bois
Imprégné de ses moiteurs,
Avec de petits cris d’oiseau
Qui viendraient enchanter l’heure,
Elle se fait là passereau
Qui serait perché sur mon doigt…Je sais bien là une grotte
Où je vais me promener,
Lorsque la main là je porte
En ses fleurs de cerisier…
Entre deux doigts, je picote,
Picore, pince et ravigote
Son petit capucinet
Mettant le nez à sa porte,
Cramoisi et courroucé…Sur ce Mont les dieux me portent,
Cette Olympe est mon péché
Où j’écoute ma Déesse
Quand Elle se met à chanter ?« Une Nuit sur l’Olympe »
Jacques Hiers
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