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Eloge du Vit

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoJacquesHiers, le 12-08-2011 18:31.
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  • #2616862
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photoJacquesHiers
      • Sujet: 768
      • Réponses: 323

      Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne

      O toi, mon vit,
      Celui qui s’agite
      A la vue d’une cuisse
      Dans l’ouverture
      D’une portière
      De voiture,
      Toi qui m’invites
      A la vue du sourire
      D’un slip
      Sous une robe légère
      A te bien caresser.

      O toi, mon vit
      Au col de vipère
      Ou de cygne à la fois,
      Quand tu te déploies
      Et fais souffrir ta chair
      D’une tension subite
      Et que je ne puis rien faire
      Pour là te satisfaire
      De suite…

      Toi, mon vit,
      Mon prince qui erre
      Et se fait sodomite
      En un petit derrière,
      Comme une petite Suite
      Où je me plais à faire
      Un peu là comme un rite
      Un satineux combat…

      Toi, mon vit
      Gorgé de sang et de sève,
      Avec tes veines à fleur de peau,
      Toi, le beau
      Mousquetaire chapoté
      De ton prépuce calotté
      Palpitant dans les tempêtes
      Et les blancs éclairs mouillés,
      Toi, la secrète partie de moi
      Qui me fait fête
      Et qui, tout droit
      Cherche tes cieux de chair
      Pour t’en faire un berceau,
      Un écrin rose et chaud ;
      Toi, l’amateur de Dames,
      Le chaud quidam
      Qui ne voit rien,
      Mais qui décide de ma flamme
      Lorsque je vois quelque Dame
      A qui tu veux parler si bien,
      Toi qui t’enflammes
      Pour un bout de jupe de rien,
      Pour des genoux ou pour des seins,
      Toi qui en prison claironne,
      Tambourine,
      Dressé mutin
      Qui se mutine
      Et déraisonne,
      Toi le chaud Muscadin
      Que ma main arraisonne,
      Je te mène par la main,
      Je te tiens par le col,
      Ma paume comme un parchemin,
      Tu es souple, tu es fol
      Et nous suivons notre chemin,
      Je cours, tu voles,
      Tu inocules ton venin,
      Ce chaud philtre divin,
      Dont les Dames raffolent !

      Vivons « notre » Destin
      Avant que le Temps ne s’envole
      Et que foutre ne s’étiole
      En poudre de…perlimpinpin !

      « A Luce de Vaulx » (les poèmes interdits)
      Jacques Hiers
      Texte…reposé. Tous droits (et non courbés) réservés…

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