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Poème partagé par claude – création poétique en ligne
Tous les morts sont épars en cette haute colline
Balayée par un vent d’un long passé venu
Des vivants frileux et fleurissant le temps
Sont courbés comme peines sur des tombes de marbre.Les rides sont creusées sur les visages figés
Brûlés d’autres pensées que celles de la vie
Une dame pieuse oublieuse des paters
Réchauffant un amour glacé en cette terre.Sa silhouette est droite devant l’ancêtre gisant
Tous les froids convoqués avec les souvenirs
Ne peuvent éteindre en elle le précieux et le feu
Attisés par l’image douce et calme d’une mère.C’est une odeur d’encens et des rires en campagne
Au coucher d’un soleil sur la toile de l’enfance ;
Une main parsemée de rides et de tendresse
Reposée, fatiguée, la poussant vers la vie.Et puis cela bascule dans la nuit, dans la pluie
Toutes ces larmes qui viennent, cette peur en la vie
Avec devant elle juste cette flamme qui encore
Comme un pressentiment, comme un vouloir d’antan.Elle porte ce même nom, elle vit de leur sang
Qui dans ses veines éveille des destinées si belles
Pendant que sous ses yeux, assurée maintenant
D’être vivante en elle, l’ancêtre s’endort vraiment.La plaine est repliée dans la nuit recouvrante
D’’où viennent des pensées lointaines et rassurantes.
Ses lèvres disent encore des paroles murmurantes
Quand sa main de mémoire trace un signe d’une croix.
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