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Poème partagé par Victordali – création poétique en ligne
Dans les cieux, la lune dormait.
Sous les herbes inodores, une louve gisait
Au fond des yeux de l’aigle.
Les serpents, eux, vivaient sans ennemis.Tous les soirs, Ézéchiel priait,
Mais l’étoile est aveugle,
Et son silence épais.
– Une forêt meurt en son cœur. –Le Talmud gris sonna le glas
De cet été désolant.Déluge, silence, brûlure.
Sur le limon sauvage
Repose un enfant blême.– Oh l’étrange machine à l’intérieur !
Locomotive qui sans cesse se métamorphose,
Caresse les paysages et les laisse en suspens. –Des oiseaux de nuit en proie au feu pellucide
S’abreuvèrent aux innombrables sources.
– Combien de fois sont-ils morts ?Sur des ossements, peu à peu,
Les montagnes s’érigèrent.Les cieux saignaient et
Sous les châteaux qui s’allumaient,
Des cimetières épiaient.Par une ancienne cicatrice,
Un bagnard lascif s’échappa de ce cirque
Et vint s’abîmer dans l’incendie inlisible.« À chaque apocalypse son apothéose. »
Lâcha l’ un des gardes de l’antique galerie.
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