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Poème partagé par Mostafa – création poétique en ligne
Que viens-tu faire, surhomme
Auprès des hommes qui dorment?
Tu veux les réveiller de leur somme
Les guider vers le summum
La volupté du firmament
Et la splendeur de l’ascension
Tu perds ton temps inutilement
Ne vois-tu pas qu’ils ne voient pas?
N’entends-tu pas qu’ils n’entendent pas?
Ne crois-tu pas qu’ils ne croient pas?
Ne sais-tu pas qu’ils ne savent pas?
Homme sage
Ne te fie pas aux mirages
Ne laboure pas les songes
Tu récolteras les nuages
Ne descends pas de ta montagne
Accroche-toi à ta cime
Ne descends pas chez les hommes
Ne te noie pas dans leurs abîmes
Reste chez toi, là-haut
Seigneur dans ton château
Chante ta chanson aux oiseaux
Ils la fredonneront
Offre tes trésors aux ruisseaux
Ils les sèmeront
Enseigne ta sagesse aux hiboux
Ils la comprendront
Mais pas les hommes!Que viens-tu faire, surhomme
Auprès des hommes qui dorment?
Tu veux les guérir
De leur usure et moisissure
Les mener vers l’air pur
Le soleil et sa chaleur
Et la splendeur des hauteurs
Reste en paix dans ta demeure
Ne va pas à l’aventure
Tu ressentiras une atroce douleur
Celle de la déception et de la candeur
La candeur de croire au leurre
Ne vois-tu pas qu’ils ont peur?
Ils n’écoutent plus leurs cœurs
Aveugles et sourds
Ils ont égaré principes et valeurs
Pour récolter l’aigreur
Et sombrer dans la noirceur
Homme sage
Méfie-toi des marécages
Éloigne-toi des engrenages
Et des pièges du langage
Tu récolteras le mensonge
Ne descends pas de ta montagne
Restes-y fier et digne
Laisse les hommes bas à leur hargne
A leur ignominie, à leur haine
Ne te saigne pas aux quatre veines
Ne te donne aucune peine
Pour qu’ils comprennent
Le roc peut comprendre
La pierre peut te répondre
Mais pas les hommes!Que viens-tu faire, surhomme
Auprès des hommes qui dorment?
Tu veux leur inculquer ta science
Les mener vers la connaissance
Le savoir et la sagesse
La probité et la conscience
Et la splendeur de la renaissance
Tu arroses le sable du désert
Tu récolteras les chimères
Les déboires et les courants d’air
Les hommes ingrats sont trop fiers
Pour reconnaître leurs erreurs
Tu leur montres le soleil
Ils prétendent qu’il les aveugle
Et contemplent leurs orteils
Tu leur dévoiles la merveille des merveilles
Ils prétendent qu’elle les embrouille
Et sombrent dans leur sommeil
Tu leur prodigues ton miel
Ils prétendent qu’il est fiel
Et assassinent tes abeilles
Tu leur montres la voie de la délivrance
Ils prétendent qu’elle est pleine de ronces
Et empruntent celle de l’impasse
De la paresse, de la bassesse
De la démence et de l’ignorance
Hélas!Que viens-tu faire, surhomme
Auprès des hommes qui dorment?
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Mostafa HOUMIR
Agadir, le 26/1/2012Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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