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Poème partagé par septentrion – création poétique en ligne
Antigone et Protée
Sur les îles des Princes, je voguais puis vaquais
Gueusement, sans le sou, errant par leurs ruelles
Fleuries de mil parfums, sur leurs môles et leurs quais
Où chiens et chats sans maître trouvent moultes écuellesAux portes de Byzance, Marmara murmurait
Aux hommes leur ignorance d´une antique lignée
Oubliée en silence, emportant ses secrets…[24/07/2012]
Eyüp
Longeant la Corne d´Or, sans une parcelle d´ombre
Par les remparts défaits de l´ancienne Byzance
L´étoile et le croissant flottent avec l´arrogance
D´un soleil sacrifié à l´obscure pénombreAu Mausolée d´Eyüp, les muslims jeûnent en nombre
Pieusement recueillis à l´ombre de leur mosquée
Tandis que les laïcs déjeunent de concombre,
De yahourt, de salades et de viande grilléeArpentant la colline, tout´jalonnée de tombes
J´ai trouvé la quiétude juchée à son sommet
A tout chemin de croix les fruits qui nous incombent
Surplombant le Bosphore, me hant´ma bien-aimée…[café Pierre Loti, Eyüp le 25/07/2012]
Sariyer
Sariyer est un joli port
Où de turquoise est le Bosphore
Que garde au loin un chateau fort
Anadolu Kavagi dort
Sur les ruines de temps passés
A défendre, vaincre ou trépasserCet étranglement du Bosphore
Montagneux trace le décor
Patient j´y attends mon ferry
Menant aux rives de l´Asie
Observant des marins pêcheurs
L´indolence turquoise dans le coeur…[Sariyer le 26/07/2012]
Anadolu Kavagi
Ma courte traversée vers l´Asie
Croisa le sillage de dauphins
Sous l´aile d´un vieux Turc poli
Me parlant d´un français succinct
De ses voyages et de sa vieIl y retrouvait des amis
Dans une taverne du vieux port
Trinquant tous au yéni raki
A Anadolu, au BosphoreFier de parler de son pays
Il m´invita sans trop d´efforts
A me joindre à leur compagnie
Je refusai…peut-être eus-je tort?La forteresse m´attendait
Au terme d´une suante montée
Gardant la porte du Bosphore nord
La vue y était à tomber…Je m´y suis posé quelques heures
Sautant dans le dernier ferry; à l´heure![Anadolu 27/07/2012]
Rumeli Kavagi
J´ai bien longtemps cherché, au nord-est de la Thrace
Le vieux château en ruines dont je n´ai trouvé trace
Gardant de Roumélie cette étrange homélie
Que me soufflaient les ormes quand le sentier s´effaceDe l´orientale Rome, tu fus la Campanie
Le même décor en somme, de monts, bois et taillis
Je n´en ai rapporté qu´une couronne de lauriers
Une naïve offrande à tes dieux oubliés…[dans les bois de Rumeli Kavagi le 28/07/2012]
D´une terrasse d´Istanbul [sous les toîts]
Goûtant, proch´de la fin, aux joies d´une terrasse
Rassasiant ma faim, félin je me prélasse
Riant de la cohue, au dessus de la foule
A l´abri de la rue, j´aime bien IstanbulUn corbeau noir et gris m´a tenu compagnie
J´ai croisé son regard, et nous nous sommes compris…[D´une terrasse de Besiktas le 29/07/2012]
Po?te? Non, simple courant d?air, Des mots qui prendront la poussi?re, Des chateaux de sable, ?ph?m?res, Sans pr?tention, pos?s, offerts...
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