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Poème partagé par claude – création poétique en ligne
« Par quel miracle serais-je née tout à fait indigne de tant
d’hommes de bien justement réputés pour leur valeur »
( « Dialogue des carmélites » de G. Bernanos ).Ils reposent sous la terre adossée à la lune
Qui les calme et protège des serments qui abîment
Ils gisent rapprochés oubliant leurs rancunes
Et frissonnent en mon cœur qu’à jamais ils animent.Quelques chevaux épars paissent aux alentours
Dans la campagne lente où leurs pas se faisaient
Quand de concert alors en route vers la haute tour
Ils clignaient fort des yeux faisant ceux qui rêvaient.Ils furent paysans sur ce lopin de terre
Cultivant le sillon, vendangeant des pensées
Toutes leurs vies écrites et leurs mots en jachère
Sur lesquels je vague quand mes armes sont posées.Aussi pauvre en venant qu’ils seraient en partant
Dans cette maison de pierre bien plus dure que leurs cœurs
Ils vécurent sans le dire, eux qui furent grands-parents
Et que je pleure ce soir pour conjurer ma peur.
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