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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Blessure d’un mardi soir difficile à panser,
Comment t’as pu baiser le corps de ce monsieur ?
Un soi-disant ami, soi-disant enivré,
Et puis toi dont le cœur se disait amoureux.J’imagine tes lèvres naviguer sur son torse,
Ses doigts bien malhabiles invités à toucher
L’ensemble de ta peau offerte jusqu’à l’écorce.
J’imagine ton souffle, à coups sûrs, excité.Et moi sur mon balcon, ou un pont, je sais plus…
La bouteille à la bouche, les yeux dans la rivière,
Je passais une nuit, la plus laide qu’on ait vu
M’éloignant par amour de mon premier repère.Pourquoi n’as-tu pas dit, adorable menteuse,
Que tu aimais coucher avec n’importe qui ?
Qu’en fait, tu n’es pas, pas du tout amoureuse,
Et que moi, je ne suis qu’une partie de ton lit !Pardon pour cet écrit, mais comment expulser
Ces images de ma tête, le mal de ce poème ?
Toi et lui, enlacés, dans ton ptit canapé :
Endroit où, toi et moi, on s’était dit « je t’aime »."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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