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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Comme un souffle d’hiver sur des miroirs glacés
Le crépuscule embrume une campagne ouverte,
Plus de frémissements ni de bruits cadencés
Aux rameaux endormis ; Phébus court à sa perte !
Le Jour se meurt, le Jour est mort en profondeur,
L’aube lui servira demain de rédempteur ;
« Mais pour l’homme, ô Seigneur, votre seule méprise,
Quand il aura brisé par sa propre sottise
Votre Création d’amour et de beauté,
Celle qui lui donna sa richesse profonde
Pour qu’il pût élever sans déchirer le monde,
Et vivre de bonheur et de fraternité,
Celui que vous pensiez la gésine accomplie :
L’homme ! Aura-t-il une aube au bout de sa folie ? >>
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