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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Spleen et mélancolie, ô mornes sentiments,
Vous occupez ensemble une âme si pensive
Qu’elle ne perçoit plus les moindres crissements
De la marche foulant une sente agressive.Que volent les stratus aux farouches museaux,
Que s’essoufflent les vents dans les frondaisons vides
Ou le ciel sans arrêt me frappe de ses eaux,
Je vagabonderai sur mes routes livides ;Car même dépouillée, elle est là qui m’attend,
Avec ses bois déserts, ses labours ou l’étang,
Marécages troublés par l’immonde déluge ;Foin des chandails roussis, des brouillards inhumains,
J’irai dans les sillons, j’irai par les chemins :
La Nature est une île où je trouve refuge.
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