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Poème partagé par BordsdeLoire – création poétique en ligne
Pris la main dans le sac pour vol à l’étalage,
C’était dans la journée et sans penser à mal,
Presque comme un défi, tu goûtas, c’est normal
Ce gâteau convoité : bonhomme un peu volage !Mais da ns ce monde étrange où l’homme est sans partage,
Bien vite tu sauras que l’argent est le roi
Qu’il détruit les humains. Grand fut ton désarroi.
Là tout est fait pour que : grimpe le pourcentage !Alors on vit surgir un sinistre vigile,
Vêtu d’un treillis vert, hurlant sus au voleur,
Pourtant l’objet n’avait que très peu de valeur
La caméra t’a vu, parole d’évangile…Cerné de toutes parts, trainé par la milice
Jusque dans le bureau d’un triste directeur,
Le voilà confondu tel un grand malfaiteur !
La gosse pleurnichait lorsque vint la police…Pour une friandise, un simple mille-feuille
Tout juste commencé, ce quatre-heures frugal,
Sans arrière pensé : oui, mais c’est illégal
Car tu touches gamin au fric, au portefeuille !Et personne n’a pris sa main avec tendresse
Lorsqu’est venu le soir, l’enfant s’est suicidé,
Se jetant du balcon, au sol a succombé.
Ne cherchez pas son nom, ni même son adresse…Petit Paul a quitté ce monde mercantile.
Un mot dans le journal pour tout enterrement
Et l’article assassin d’un directeur qui ment.
Jusqu’au bout, sans remords, l’homme te fut hostile.Pensant à toi garçon, en guise d’épitaphe,
Je t’offre ces quatrains comme on donne des fleurs.
Ce sont d’un troubadour la souffrance et ses pleurs.
Qu’ils éclairent ta nuit dans ce noir cénotaphe…
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Ders mots si émouvants ce pauvre gosse se suicider pour un larcin personne pour lui parler le secourir l’aider quelle horreur 