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Poème partagé par plumenoire – création poétique en ligne
Leur vie,dans les chaumières sombres et étroites,
Leurs nuits, sur des nattes passées sur le sol moite,
Entassés comme des fleurs couvrant un jardin;
guère ne sont leurs sommeils réveils mondains.
Dans les cours traînent pieds nus de rabougris mômes,
Pendant que le pauvre Baobab du foyer chôme.
Midi,les ventres pleurent car marmites vides,
Et pointent les mères de gros regards livides
vers le celeste toit,une lueur espérant,
Qui une fois éclose,élèvera leur rang*.
La peine qui réside en les travaux champêtres
Les rend pareilles à des vieux et courbés hêtres.
Leurs enfants à leurs premiers printemps*,par le vent
Ont l’esprit emporté,vers les champs,bien souvent.
Au lieu d’en eux forger un amour pour les bancs,
Pères et oncles font d’eux: »apprantis-paysans ».
Plus de nouvelles têtes et plus de mains fortes
pourla houe porter,bien qu’il ait des feuilles mortes*
Qui au lit gisent de la première rosée
Au moment où,le soleil s’en va se poser
Sur son long et splendide matelas oranger
Et rêvent ces jeunes hommes de l’étranger.Au village,dans l’étroite et sombre chaumière,
Autour du large bol à midi on s’assoie;
Tandis qu’un plateau,une cuillère on nous sert
Au repas en ville;et libre,on l’est que chez soi.LA PLUME NOIRE……
RANG*=rang social
Printemps*= âge
feuilles mortes*= pour désigner les jeunes à l’avenir incertain
(dans ce poèmes je parle de la vie dans les villages Africains
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