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Aujourd’hui les oies se vengent.

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photojessye, le 27-01-2013 19:07.
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  • #2625889
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photojaicemail
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      • Réponses: 2205

      Poème partagé par jaicemail – création poétique en ligne

      L’Oie des Neiges là haut, en migrant vers Noroit,
      Croisa Père Noël et surprit dans sa hotte,
      Des cous farcis truffés, des foies gras en cocotte,
      Et de gros édredons pur duvet, de surcroît.

      Les Oies Blanches qu’on dit chiches d’intelligence,
      Comprirent sur le champ que la fête à venir,
      Serait au détriment de leur propre avenir,
      Et volèrent serrées en V de la vengeance.

      Déroutant leur voyage au survol de Québec,
      C’est à cent au compteur que des milliers d’entre elles,
      Cacardèrent là- haut de faire mortadelles,
      A tout le genre humain, par leurs prises de bec.

      Aujourd’hui c’est Noël et ces gros volatiles,
      Vont transformer la terre en zone d’expiation ;
      Chaque espèce, à punir, débriefe sa mission,
      Et tous fondront en bas, en vecteurs versatiles.

      Aglaé Sidonie, filles de la télé,
      Akka qui mena Nils au-dessus de la Suède,
      Celles du Capitole aux Romains de bonne aide :
      Fumantes Oies Cendrées qui veulent tout brûler !

      Acquiesçant bruyamment, un groupe de Rieuses,
      En échanges aigus, jurent que prudemment,
      Elles survoleront tous les enterrements,
      Irriteront les deuils par leurs chansons joyeuses !

      Les Naines sont par sept et pour bien affronter,
      Ont désigné leader une Oie Blanche des Neiges ;
      Dans cette équipe là, c’est sûr, de tels stratèges,
      Sauront sur le terrain, ne s’en laisser « conter ».

      L’Oie à Tête Barrée stoppera les retraites
      Des fuyards épargnés, que les Oies à Bec Court
      Habituées à nager, pousseront au détour
      Vers marécages gourds, festin des grosses bêtes…

      Mais voilà que d’en bas monte un concert plaintif,
      « Ohé ! Les filles en l’air nous les Oies Domestiques,
      Notre gros foie gavé gonfle nos esthétiques,
      Visez pour bombarder, au téléobjectif…

      Trop lourdes pour voler, restons sur les terreaux ;
      Traitez cibles avec soin, faites la guerre propre,
      Comme on dit aux médias, ayez de l’amour-propre,
      A éviter sur nous dégâts collatéraux ! »

      Pieusement inquiétées, les Bernaches Nonnettes,
      Disent qu’il est aisé de cibler un clapier,
      Mais pas de distinguer entre deux oies à pied,
      L’une de genre humain et l’autre de leurs têtes…

      Et que si beaucoup d’Oies ne sont pas des oiseaux,
      Doit-on pour tous humains leur rentrer dans le lard,
      D’autant qu’on en connait qui n’ont pas mauvais jars !
      Peut-on faire exception d’occire damoiseaux ?

      La Bernache à Cou Roux broute surtout à terre,
      Ni chassée, ni tirée, mais dit que quoi qu’on fît,
      Eviter le conflit c’est aller au confit!
      Veut tondre la toundra à coups de cimeterre !

      Mais le nuage lourd des furieux volatiles,
      A été repéré par quelque long-courrier,
      Qui de bouche à oreille a envoyé courrier,
      A nos populations affranchies et hostiles.

      Pour bien des beaux garçons, chasseurs impénitents,
      Quoi que très équipés, avec fougue véloce,
      Tirer toutes ces oies serait vrai sacerdoce,
      Ne pourront plus fournir, exigent un mi-temps !

      On se gaspille en pleurs dans les conserveries ;
      Si on sait détacher magrets et paletots,
      Sans tâche on se prévoit maigres et pâles tôt ;
      On fourrait des cous d’oies, on vide en beuveries.

      Est un coin épargné, c’est le pays palois ;
      Dans leurs migrations, jamais elles n’y passent,
      Car palombes très c.., tous les ans y trépassent ;
      Ce serait pire encor que le pays bâlois.

      Voici que sont perdus les automobilistes ;
      Carrefours patte-d’oie leur font des yeux hagards,
      Car des Gallinacées renvoient cases départs,
      Muant en jeux de l’oie leurs tristes jeux de pistes.

      Les Grands chefs des pays sont en petits états,
      Ils doivent convenir : quel côté qu’on la prenne,
      L’anatidé dodu nous fera bien de peine…
      Il leur faut négocier, avoir des résultats !

      Et les oies de se mettre en position de force,
      Surplombant Capitole en un noir molleton,
      Visiteurs sidéraux sidérant Washington,
      Larguant vert caca d’oie pour que ville déforce.

      Un deal est décidé : « Hier un malentendu,
      Affligea nos amies d’ignobles destinées ;
      Aujourd’hui offrons-leurs carrières raffinées,
      Dans la communauté de l’humain détendu ».

      Dans les télé-crochets de nombreuses Rieuses,
      Ont opportunité de speakerine ou jury,
      Ou public des gradins avec rire au curry,
      Servi sur le plateau en des moues obséquieuses.

      Les grands jars en télé, ont l’humour du vautour,
      Siègent avec les paons et leurs niaises boutades,
      En partage intello d’oies, dindes et pintades,
      Venues vendre leurs pets dans des débats de cour.

      Maintenant qu’est pourvue la partie élitiste,
      Il faut faire cesser tous ce dévers d’engrais,
      D’origine avicole abimant le Congrès,
      En trouvant un emploi à la gente fienteuse.

      L’humanité sauvée le doit au Marketing,
      Car les oies ont vraiment goût de Consommatrice ;
      Flattée, séduite et liée, destinée zélatrice,
      Prête à être entraînées en funeste « meeting ».

      27/01/13

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      • #2862567
        Mascotte d'Oasis
        Avatar photojessye
        Membre Oasis
          • Sujet: 1332
          • Réponses: 28192

          dénoncer avec tant de tact … et d’humour … il faut s’appeler jaicemail …!!!

          C'est beau d'?tre seul(e).
          ?tre seul(e)ne signifie pas ?tre solitaire.
          Cela signifie que l'esprit ne vit pas sous influence et qu'il n'est pas pollu?
          par la soci?t?.
          [Jiddu Krishnamurti]
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